Conseils de Didier HOEFFELIN

Bonjour à tous,

J’espère que tout le monde va bien. Je profite de la diffusion prochaine de notre plaquette pour vous donner des nouvelles.

Du côté de la production maraîchère, les choses avancent.

Je vous confirme que nous sommes maintenant propriétaire de la ferme, alors c’est parti !

Comme je me suis réservé une enveloppe restreinte pour l’investissement et que je débute, je suis à la recherche de matériel d’occasion. Serres, irrigation… Le marché ne manque pas et je vois beaucoup de gens qui arrêtent. Je peux hélas constater que l’année 2012 a été très difficile pour tout le monde.

J’en profite pour vous donner quelques informations simplement dans le but de compléter les enseignements transmis pour le module installation. C’est facile pour moi car je viens de m’y confronter, c’est donc tout frais.

    Avant l’acquisition du terrain :

  • Penser à demander l’autorisation d’exploiter à la DDT avant la signature du compromis, ou au maximum entre le compromis de vente et la vente effective. Mettre en condition suspensive l’obtention du droit d’exploiter, au cas ou celle-ci est refusé ce qui est assez rare. Cette demande est très importante car elle permet de savoir également si les terres étaient déclarées à la PAC. Si c’est le cas c’est plus difficile de changer sa destination. Par exemple, pour une prairie déclarée comme tel à la PAC, il sera difficile d’obtenir le droit de retournement du sol, donc de créer une production dessus.

 

  • Ne pas hésiter à travailler en amont avec la SAFER. Au pire, elle pourra expliquer qu’un exploitant voisin souhaite ardemment les mêmes terres, donc que le risque de préemption est important. Plutôt que d’attendre le pire en croisant les doigts, il vaut mieux regarder la vérité en face. Cela, peut permettre de défendre un projet avec eux et si cela s’avère vraiment difficile, au pire, demandez-leur d’intervenir dans l’achat comme intermédiaire… Cela peut peut-être débloquer une situation si elle semble perdue d’avance, car il n’y a plus rien à perdre.

 

    Une fois l’acquisition faite :

Si on part d’une friche ou d’une prairie non cultivé, surtout ne rien toucher avant le passage de l’organisme certificateur. Il est possible d’obtenir la certification AB si l’organisme constate la friche. Par contre si la terre a commencé à être travaillée, c’est foutu. Même les témoignages du cédant ou des voisins ne suffisent pas et on part pour 1 à 3 ans de conversion ce qui est dommage.

Je suis en train de m'y confronter, car j’avais commencé à travailler le jardin pédagogique. Bon ce n’est pas grave, la surface n’est pas grande et je vais essayer de défendre le bout de gras. Le plus important c’est que la surface principale consacrée à la production est restée intact et j’obtiendrai le label sur cette plus grande partie. Heureusement que le GABB est venu et m’a arrêté à temps.

Ce sont des informations auxquelles on ne pense plus lorsque l’on produit depuis un certain temps.

Didier Hoeffelin, formation bio Sainte Marthe Été 2012