Grippe aviaire - histoire drôle mais vraie

Mes chers petits enfants,

A propos de la grippe aviaire, je constate que vous êtes de plus en plus nombreux a envisager de vous replier à la campagne avec vos familles et amis en cas de catastrophe sanitaire et sociale.

Sachez que la campagne est plus polluée que la ville, notamment l'eau au robinet, les puits et nappes phréatiques, compte-tenu des produits chimiques que nos voisins agriculteurs déversent dans leurs champs. Nous buvons donc de l'eau en bouteille.

Nous préférons accueillir la famille sachant que tous les lieux d'habitations en campagne seront obligés d’accueillir des groupes de citadins désespérés et prêts à tout pour boire, manger, dormir, aimer.

Ceci dit, aujourd’hui nous avons certes des locaux mais non chauffés en totalité et une cabane dans le bois. Cependant nous n'avons pas de stock de nourriture ni d'armes pour accueillir ou se protéger de tous ces gens qui n’auront plus rien à perdre après avoir quitter la ville paniqués par les médias. Nous manquons de cachettes aménagées pour cacher les vivres et les jeunes filles. Nous n'avons pas de stock d'eau, d'outils, d'essence, de médicaments, de vêtements, de couvertures...

Il est necessaire de vous organiser et monter un financement : j'ai encore la force physique de m'occuper des achats locaux et des aménagements mais ma retraite ne suffit plus depuis qu'elle a été réduite puisque ceux qui travaillent ne veulent plus augmenter les cotisations sociales. L’un d’entre vous peut-il venir redémarrer le potager abandonné parce que c’était moins fatiguant et plus moderne d’acheter les légumes au supermarché du village ? Et surtout c’est là que l’on rencontre les voisins et non plus à la sortie de l’église.

Et oui, nous sommes à l'heure de la mondialisation, il n'y a plus de refuge naturel, de paradis campagnard ou les grands parents accueillent les enfants citadins avec du pain et des confitures au goût de ferme, de l'eau du puit, des animaux,...

Toujours à propos de la grippe aviaire, j’ai peur que l’on supprime les animaux qui restent : on commence par tout ce qui vole et qui ne vole pas mais qui a des ailes (surtout ne vous déguisez pas en oiseau). Les municipalités rurales ont reçu des instructions secrètes de creuser des fosses avec des stock de chaux à coté - au début on dit que c'est pour l'abattage des oiseaux et volailles puis des autres animaux, ensuite cela servira pour les êtres humains quand l'hécatombe commencera ; cela fait partie aussi de ce fameux principe de précaution (grâce aux oiseaux on prépare des fosses collectives sans affoler les populations).

Ceci dit, j'ai lu dans un journal parisien que cette histoire de grippe aviaire est soutenue par l'industrie pharmaceutique qui veut vacciner les poules puisque les humains refusent de plus en plus de se vacciner (il paraît que ce ne sont pas les vaccins, mais une bonne alimentation et hygiène de vie qui a fait reculer les grandes maladies, la tuberculose par exemple ). Avez vous des informations à ce sujet ?

Sachez que je ramasse les oiseaux morts à la main et les mets sur mon compost ; notre chat est content. Je ne dis pas cela pour vous dissuader de venir, j’ai simplement plus peur des vaccinations chimiques que des vaccinations naturelles.

Votre grand père qui vous aime.