Les adolescents survivants des années 50, 60, 70

 

Les survivants, histoire vraie et drôle. Adolescents des années 50, 60 et 70

En regardant en arrière, il est difficile de croire qu'ils réussirent à survivre à leur jeunesse.

Lorsqu'ils partaient faire du vélo, ils le faisaient sans casque ! Ils allaient seuls en ville chercher le pain, et le lait dans un broc en aluminium à peine fermé. Ils buvaient même de l'eau directement au tuyau d'arrosage.

Ils construisaient des petites voitures avec des vieux patins à roulettes et des planches en bois pleines d'échardes et ils se laissaient aller dans les descentes, sur le trottoir bordant la nationale, pour s'apercevoir trop tard qu'ils avaient oublié de mettre des freins.

Ils quittaient seuls la maison tôt le matin pour aller à pied à l'école. Ils revenaient souvent au moment où les lampadaires de la rue s'allumaient. Imaginez donc, pas de téléphones portables, personne ne pouvait les joindre de la journée.

Ils mangeaient du pain et du beurre et ne sont pas devenus obèses. Il faut dire qu'ils jouaient presque tous les jours à l'extérieur. Ils buvaient souvent à 4 ou 5 dans la même bouteille.

Ils jouaient à des jeux dangereux et parfois se battaient entre eux, ils grimpaient dans les arbres, enjambaient les murs des voisins. Il y a avait des chutes, avec des coupures, des os cassés, et personne n'était blâmé. C'était l'apprentissage de la vie, ils apprenaient à ne pas se plaindre.

Ils n'avaient pas de jeux vidéos, de magnétoscopes, d'ordinateurs personnels, ni même les 99 chaînes de télévision... Ils inventaient des jeux avec des bâtons, des bouts de ficelle, des boîtes de conserve... Comment faisaient-ils tout cela, sans gardien ni éducateur ?

Certains écoliers n'étaient pas aussi futés que les autres, parfois ils manquaient leur année et devaient redoubler. Les classes et les examens n'étaient pas encore ajustés pour compenser ces différences. Ils supportaient personnellement les conséquences de leurs actes, de leurs succès, de leurs défaites. Personne pour les cacher. L'idée de se faire protéger par leurs parents s'ils commettaient une infraction était impensable. D'ailleurs, leurs parents étaient du côté de l'autorité. Leur chance fut de grandir avant que les adultes et gouvernements ne se mettent à réglementer leurs vies.